AVICENN (Association de Veille et d’Information Civique sur les Enjeux des Nanosciences et des Nanotechnologies)

10 décembre 2010
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Créée en 2010, l’association AVICENN présente ainsi ses objectifs sur son site web (http://avicenn.fr/) :

– Répondre à un besoin d’information citoyenne

Selon le sondage La Recherche et Le Monde sur « Les Français et la science en 2012 », 59% de Français interrogés ont le sentiment de mal comprendre les enjeux des nanotechnologies et les débats qu’elles peuvent susciter.
De prime abord, les nanotechnologies et nanosciences, du fait de leur dénomination, peuvent paraître peu propices à intéresser ceux qui ne sont pas familiers avec les champs scientifiques et techniques. Pourtant la recherche, la commercialisation et l’utilisation d’objets de taille nanométrique (ou de produits en contenant) posent de multiples questions non techniques – d’ordre sanitaire, environnemental, scientifique, économique, éthique et politique.

Des structures publiques, associatives ou industrielles fournissent certes des informations et des « expertises » sur les nanos. Mais ces dernières restent éparses, souvent difficiles à comprendre pour le non spécialiste, ou n’abordent qu’un aspect particulier du débat. L’appropriation de ces questions par les citoyens et la société civile reste donc aujourd’hui très limitée. Alors que des milliers de produits sont déjà fabriqués et commercialisés, des travailleurs et des consommateurs sont exposés aux nanomatériaux, peu de personnes en ont conscience, d’où la faible mobilisation de la société civile sur ce sujet.

Une veille citoyenne sur les différents enjeux soulevés par les nanotechnologies permettant à tous d’accéder à une information transversale, lisible et indépendante est donc nécessaire.

– Obtenir une plus grande transparence et démocratisation du domaine des nanotechnologies

En 2009-2010, le débat public national sur les nanotechnologies organisé en France a mis à jour le besoin de transparence et de démocratisation concernant les nanotechnologies et nanomatériaux.
Dans ce but, nous souhaitons rendre effective la mise à disposition des éléments qui ont conduit, ou conduiront, aux choix relatifs aux orientations et aux financements de la recherche, au développement et à la commercialisation des nanotechnologies / nanomatériaux, pour le bénéfice des citoyens et de la société civile.
Nous cherchons également à faciliter le repérage des lieux où sont effectués les choix importants dans ce domaine.

– Permettre à la société civile de prendre part aux choix concernant les nanos

Tous les acteurs n’ont pas les mêmes moyens pour influencer les processus de décision. Industriels, chercheurs et, dans une moindre mesure, administrations publiques disposent d’informations qui ne sont pas toujours connues des associations ni des citoyens – parfois même des élus !
Afin que les décisions ne soient pas confisquées aux citoyens, aux associations et aux élus, nous cherchons à leur fournir les outils nécessaires à la compréhension des enjeux à la clé. C’est en effet un préalable indispensable pour qu’ils puissent, s’ils le souhaitent, prendre part aux débats, peser sur les décisions qui sont prises, et agir en connaissance de cause.
Pour contribuer à faire monter en compétence la société civile, nous informons prioritairement et de façon ciblée et adaptée à leurs champs d’action les collectifs de citoyens, syndicats, associations de protection de l’environnement, de la santé, des consommateurs ou des libertés publiques.

– Favoriser le développement d’une vigilance collective par l’ensemble des acteurs concernés

Nous cherchons à favoriser le développement d’une vigilance collective par l’ensemble des acteurs concernés, qui intègre la dimension humaine et partenariale nécessaire à une protection effective de la santé, de l’environnement et des libertés.
Trop souvent en effet, les approches retenues dans le cadre de l’analyse des risques se limitent aux seuls aspects scientifiques et techniques, et focalisent leur attention sur les seuls « nano-objets » au détriment d’autres considérations pourtant essentielles (comme la qualité et le partage des informations, les intérêts et valeurs des différents acteurs – dont le grand public, ou encore l’impact des usages de masse).

Notre travail de veille, d’analyse, de synthèse et de mutualisation permet à chacun d’économiser du temps et de réinvestir le temps gagné dans le cadre de leur domaine d’intervention – protection de la santé, de l’environnement, des libertés publiques notamment – avec une meilleure compréhension et prise en compte des logiques des autres acteurs, et au final une meilleure efficacité collective.

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