“Le Modèle Standard” de Francis Masse (publication d’une nouvelle BD)

14 juin 2012
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Voici une annonce proposée par l’éditeur de Francis Masse, et que nous diffusons avec grand plaisir :

On ne présente plus Masse, l’un des dessinateurs les plus créatifs des trente dernières années. Le Canard Sauvage, Actuel, l’Écho des savanes, Fluide glacial, Charlie Mensuel, Hara-Kiri, Métal Hurlant, Surprise, À suivre, Raw… tous les grands magazines des années 70/80 ont accueilli ses dessins. Aujourd’hui, il nous revient avec un concept totalement original : le dessin d’humour scientifique. Mais laissons-lui la parole pour présenter son livre :

« Pourquoi un titre et un thème aussi (apparemment) rébarbatif pour ce livre de dessins ? Inconscience ou provocation ? Tout d’abord, il s’agit ici du « Modèle Standard », avec des majuscules, tel que l’entend la physique théorique, superposé au « modèle standard », avec des minuscules, de la cosmologie.
Ces modèles standards ont la propriété de se contenir et de se nourrir intimement l’un l’autre, sans que ça pose de problème notoire. On arrive toujours à s’arranger, entre modèles standards ! C’est l’avantage du juste milieu.

Alors, pourquoi ne pas les emboiter à leur tour dans le « modèle standard » du dessin d’humour ? Qui, lui, n’a pas nécessairement le juste milieu comme objectif ! Tout n’est jamais qu’une simple affaire de dimensions à accorder. Celui-là, son cadre de grandeur s’étend globalement de l’échelle de l’individu à celle de l’horizon de sa planète. Segment qui paraît immense à l’échelle humaine, mais des plus ramassé, ramené au cadre cosmique ! Voyons donc ce que ça donne en lui injectant toutes les dimensions du dessous, décrites par la physique quantique, et toutes celles du dessus, racontées par la relativité et la cosmologie. Injectons-lui encore la petite giclette de cette encre de chine (pas si câline !) qui va condenser toutes ces grandeurs sur une petite feuille de papier.

Voilà, ça donne ces espaces à deux dimensions, ces simples dessins à la plume et au pinceau, où toutes les grandeurs, de l’infinitésimal à l’infini, se superposent, s’emboitent, se contiennent, se rejettent, s’accordent, se gravitent autour, se relativisent, s’explosent, s’électromagnétisent, s’accélèrent, s’anti-matérialisent, etc… Tout, finalement, comme dans le vrai monde de la physique. La béance du vertige cosmique est bien là, tapie. Elle nous étire déjà la paupière…

Maintenant, il est trop tard, le trou noir (de chine) nous absorbe… Accrochez-vous au pinceau, dans ces pages, les échelles se dérobent… »

Masse


Plus d’infos sur Le Chant des Muses : http://www.lechantdesmuses.fr/91

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