La Science populaire : journal hebdomadaire illustré

1 février 1880
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science_populaire_1Fondé en février 1880, et avec pour rédacteur en chef Adolphe Bitard, La Science populaire a connu 188 parutions. Il est disponible du numéro 1 au numéro 157 sur le site Gallica, à cette adresse :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32865941j/date

Voici la présentation au lecteur que l’on peut lire dans le premier numéro :

Au lecteur

Nous fondons aujourd’hui un journal d’un genre nouveau, répondant, croyons-nous, à de nouveaux besoins de l’esprit public, spécialement à cette soif d’apprendre qui a pénétré les masses, et qui est comme le signe distinctif de l’époque que nous traversons. Suivre un programme officiel, en apprendre et réciter toutes les parties comme un perroquet, en vue d’un diplôme quelconque, quitte à tout oublier le diplôme obtenu : il ne s’agit pas de cela.
Devenir un savant n’est pas non plus l’objet qu’on se propose : une semblable ambition exigerait le sacrifice d’une vie tout entière, et tout le monde n’a pas le moyen de faire ce sacrifice. Mais on désirerait avoir des notions vraies sur toutes choses, être instruit des phénomènes qui se produisent dans la nature et de leurs
causes et averti de la marche constante du progrès des connaissances humaines, ainsi que des découvertes
effectuées par nos hardis explorateurs dans toute l’étendue du monde connu ou inconnu.
C’est pour satisfaire à ces légitimes aspirations que la Science populaire est fondée.
Prenant le mot « science » dans son acception la plus étendue, notre journal s’occupera avec une sollicitude toute particulière de ses applications aux arts et métiers, aux procédés de la grande industrie, à nos besoins journaliers les plus modestes comme à nos plus glorieuses entreprises ; mais il s’intéressera non moins activement aux découvertes géographiques ; il étudiera les moeurs, coutumes et institutions des différents peuples, et traitera de la culture de la terre et des eaux, de l’acclimatation, des procédés de chasse et de pêche, de l’histoire naturelle, de la médecine et des sciences qui s’y rattachent; en un mot de toute la série si nombreuse des connaissances utiles auxquelles on a tous les jours quelque chose à demander.
Ajoutons enfin qu’une large place y sera faite au côté curiosité, si fécond dans les sciences : c’est à dire qu’outre la science proprement dite et ses applications sérieuses, on y trouvera ses applications amusantes et récréatives, ses singularités, sans oublier celles, des sciences amusantes — voire des sciences occultes.
Le programme est vaste, et ce n’est pas en quelques numéros qu’il sera épuisé; mais nous avons la confiance que le succès, répondant à nos efforts, nous permettra d’en remplir toutes les conditions.
LE RÉDACTEUR EN CHEF

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